Questions des fidèles au moment d’un décès

Classé dans : Non classé | 0

sunset-1670219_640

Au moment d’un décès, plusieurs questions se posent aux fidèles et aux pasteurs amenés à prendre des décisions importantes et rapides. Les Évêques de l’Inter-Québec proposent ces réponses aux questions les plus courantes.

Q – Avant de signer un contrat de pré-arrangements de funérailles avec une entreprise de services funéraires, une coopérative funéraire ou un cimetière, que faut-il prévoir ?

R – Avant de signer des pré-arrangements, un catholique doit s’assurer de s’engager dans une vie conforme aux directives de l’Église sur les funérailles, l’ensevelissement des corps et l’incinération. Il faut demander que les restes soient amenés une dernière fois à l’église paroissiale, quel que soit le moyen choisi pour la disposition de son corps.

Q – Qu’est-ce que l’on doit faire au moment d’un décès ?

R – On doit prendre contact avec les responsables de la paroisse du défunt le plus tôt possible afin de fixer l’heure des funérailles et ce, avant de s’entendre définitivement sur les arrangements funéraires.

Q – Est-il souhaitable que la famille et les amis se réunissent autour du corps avant les funérailles à l’église ?

R – Oui, il est bon, lorsque cela est possible, que ces personnes se réunissent dans un climat
de prières autour du défunt, que ce soit à la maison, au salon funéraire ou à l’église. Il y a là plus qu’une démarche sociale : c’est un geste chrétien qui
– permet à la communauté chrétienne de partager la douleur des personnes en deuil
– aide à accepter cette réalité inévitable qu’est la mort
– donne l’occasion aux parents et amis du défunt d’exprimer ce qu’ils ressentent au plus profond d’eux-mêmes et de partager l’espérance chrétienne en priant pour le défunt et pour les personnes affligées par le deuil

Depuis quelques temps, une pratique nouvelle semble vouloir s’introduire : lorsqu’il n’y a pas eu exposition du corps, la famille se rend à l’église avant les funérailles pour y recevoir des marques de sympathie. Cette pratique peut causer certains problèmes. Si l’on y recourt, ce sera après entente avec les autorités de la paroisse et il faudra veiller à garder à l’église son caractère de lieu de recueillement et de prière.

Q – Est-ce que l’Église accepte l’incinération des corps ?

R – Oui, l’Église accepte maintenant l’incinération des corps à condition que l’on n’ait pas choisi cette façon de faire pour nier la foi de l’Église en la Résurrection des corps.

Toutefois, les fidèles sont encouragés à choisir l’inhumation de leur corps. En effet, même si l’Église accepte l’incinération, elle accorde toujours sa préférence à l’inhumation des corps en se rappelant que le corps de Jésus a lui aussi été mis au tombeau. Les funérailles à l’église en présence du corps et suivies de l’inhumation demeurent le mode privilégié de vivre chrétiennement le départ d’un être cher.

Q – Est-ce que le corps ou les cendres doivent passer par l’église paroissiale pour la liturgie des funérailles ?

R – Oui, car l’Église veut rendre hommage au corps ou aux cendres de la personne décédée qu’elle considère comme sacrés, parce que cette personne
– a été baptisée et sauvée, corps et esprit, par le Christ ;
– est devenue temple de l’Esprit Saint ;
– a été confirmée et a participé à l’Eucharistie ;
– a été membre de la communauté chrétienne et a posé, avec son corps et durant toute sa vie, des actes de foi, d’espérance et d’amour.

Il est donc important que dans les pré-arrangements avec la direction d’une maison funéraire, on s’assure que soit respecté son désir d’avoir des funérailles à l’église paroissiale.

Q – L’Eucharistie ou une cérémonie para-liturgique en remplacement des funérailles à l’église paroissiale peuvent-elles être célébrées au salon mortuaire ou à la chapelle funéraire ?

R – Non, c’est à l’église paroissiale que le chrétien a reçu le baptême et les autres sacrements aux moments importants de sa vie de foi (confirmation, mariage, pardon, eucharistie). Il convient donc que la communauté chrétienne se réunisse dans ce temple pour partager, une dernière fois autour de la personne décédée, sa foi et son espérance.

Il est aussi important que, dans les pré-arrangements, le désir de passer par l’église paroissiale avant l’inhumation soit respecté. Une fois cette exigence de l’Église exprimée, soulignons la belle coutume de prier autour du corps du défunt, coutume qu’il faut maintenir et encourager. On peut faire des liturgies de la Parole, mais elle ne remplacent pas les funérailles à l’église.

Q – Est-il vrai que maintenant, les funérailles à l’église paroissiale peuvent avoir lieu en présence des cendres ?

R – Oui, cela est maintenant permis. Toutefois, l’Église recommande, à moins de raison majeure, de procéder à l’incinération uniquement après le service funèbre en présence du corps.

Q – Est-ce que la dépouille mortelle ou les cendres peuvent être déposées dans n’importe quel terrain, disposées de diverses autres façons, ou gardées à la maison ?

R – Non, l’Église demande que la dépouille mortelle ou les cendres soient inhumées dans un cimetière, de préférence catholique, ou conservées dans un endroit qui en tient lieu, tel un mausolée ou un columbarium. Il convient d’accompagner le corps ou les cendres jusqu’au cimetière et de prier à cet endroit pour la personne défunte.

Q – Est-il souhaitable d’organiser des prières spéciales au cimetière ?

R – Oui, en plus des prières qui se font lors de l’inhumation des personnes défuntes, il est souhaitable d’encourager les visites et les prières au cimetière. De plus, il convient qu’au moins une fois l’an, les pasteurs invitent leurs fidèles à prier plus spécialement pour les membres décédés de la communauté chrétienne.

Par ces réponses aux questions que beaucoup de gens se posent, les Évêques de l’Inter-Québec veulent promouvoir des attitudes chrétiennes et pastorales à conserver face à la mort. Ils encouragent les pasteurs et leur communauté chrétienne à bien célébrer les funérailles en Église pour aider les fidèles à mieux comprendre, dans la foi et l’espérance, le vrai sens de la mort.

Laissez un commentaire